The nightly visitors
Né des cendres de The Visitors, ce groupe en est la suite logique. Il débute (ou reprend pourrait-on dire) juste après la fin de Black Widows, en octobre 1986. A noter que certains enregistrements dans la continuité des Visitors sont estempillés « Hall of mirrors », et sont en fait des enregistrements solos de Patrick, qui seront retravaillés par la suite. Cette formation ne connait pas de line-up stable, les bassistes se succédant, les claviéristes ne restant pas plus longtemps. Tout tourne autour de Patrick Vanhoucke, qui compose, écrit les textes, chante, joue de la guitare. Il se met donc aussi à la basse, puis au synthé et reste seul maître à bord, se passant dès lors d’autres musiciens.
Un bon nombre de K7 circulent, mais contairement aux Visitors (qui enregistraient la quasi totalité des répétes en condition live et les distribuaient aux copains copines ensuite), il s’agit là d’enregistrements plus aboutis, même si au début, les moyens sont très faibles. Sur les K7, que j’ai pu entendre, le nom « nightly visitors » fini par disparaitre au début des années 90, entérinant le fait qu’il s’agit dés lors d’un travail solo. Je réunis tout ça dans ce même article.
La première période (1986/1990) est encore très marquée par la cold wave de the Cure, Siouxie, Joy Division et Bauhaus. Les enregistrements se font en deux pistes, la boite à rythme est minimaliste. La plupart des titres de cette période seront réenregistrés en 4 ou 8 pistes, dans les années 90.
De 1990 à 1993 (passage au 4 pistes), une évolution très nette se fait sentir. Textes en français (une nouveauté pour Patrick, qui n’a pourtant jamais beaucoup aimé le rock en français) et une musique qui s’éloigne du gothique, pour devenir très 70′s. Certains morceaux de l’époque Visitors sont recyclés (en anglais là!) dans des versions presques psyché, folk rock ou pop planante.
De 1994 à 2002 (passage au 8 pistes) , l’electronique fait son apparition, Patrick s’étant mis aux synthés. Les compos sont même, le plus souvent, instrumentales. Au chant, l’anglais chasse le français.
Après un petit passage à vide de 2003 à 2005, Patrick revient à une musique chantée en anglais, plus rock 70′s. L’inspiration est revenue, au point de refonder parallèlement un groupe (Dangerous like me), dont la bassiste (Alice Longois) joue aussi avec Patrick sur ses titres « solo ».

wouaouh!